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Monday, May 9, 2011

Coupe de France 1969 1970 St Etienne Nantes

Finale,  31 mai 1970
Stade Yves-du-Manoir, Colombes

32 894 spectateurs, Artbitre Robert Héliès

 
 Après un premier tour assez facile contre le club réunionnais de Saint Louis (victoire 4-0) puis contre Grenoble (4-2) en 16ème, les verts vont se faire un peu peur face à Nîmes en huitièmes. Les gardois s’imposent 1-0 aux Costières. Le match retour a donc un vague enjeu, mais les verts ne peuvent éviter les tirs aux buts en l’emportant 2-1, à la suite de la réduction du score d’Adolf Scherer. A l’époque le but à l’extérieur ne comptait pas.
En quart de final, Metz fera illusion au match aller (1-1) mais recevra une correction au match retour (5-0). Face à Rennes, en demi-finale, les verts font le plus dur en allant chercher la victoire en Bretagne. Le nul du match retour leur ouvre les portes de la finale.
Cette finale contre Nantes sera une formalité. Les canaris, à la peine en championnat vont se faire laminer. Patrick Parizon ouvre le score à la 25ème. Le rouleau compresseur est en marche. Georges Bereta double la mise juste avant le repos, puis, au retour des vestiaires, c’est Robert Herbin qui plante le 3ème but. Un doublé d’Hervé Revelli porte la marque à 5-0…




Goals Patrick Parizon (25'), Georges Bereta (40'), Robert Herbin (51'), et Hervé Revelli (74' et 87') pour Saint-Étienne.
AS Saint-Étienne Georges Carnus - Vladimir Durkovic, Robert Herbin (cap.), Bernard Bosquier, Georges Polny - Jean-Michel Larqué, Aimé Jacquet - Patrick Parizon, Hervé Revelli, Salif Keita, Georges Bereta
Coach : Albert Batteux
FC Nantes Jean-Michel Fouché - Jean-Claude Osman, Vincent Estève, Roger Lemerre (cap.), Gabriel De Michèle - Georges Eo puis Claude Arribas, Michel Pech - Bernard Blanchet, Philippe Gondet, Henri Michel, Philippe Levavasseur
Coach : José Arribas

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Caps












Saturday, April 9, 2011

Coupe de France 1978 1979 Nantes Auxerre

Finale
Paris Parc des Princes
16 Juin 1979

46 070 spectateurs
Arbitrage M. Vautrot,
MM. Kohler et Blondeau.

Nantes a gagné la Coupe de France. Enfin ! Mais Nantes a encore manqué un grand rendez-vous. C'est  une  habitude.  El  Nantes traîne  toujours derrière lui son cortège de virtualités mal réalisées, d'impression d'inachevé, de fragilité et de vulnérabilité chroniques. Tous ses vieux dénions une nouvelle lois étalés au grand jour.

Certes, les footballeurs nantais ont eu droit, comme les autres vainqueurs de la Coupe de France, au rituel classique : effusions, embrassades, le trophée brandi sous la lumière crue des flashes et des projecteurs, tour d'honneur, le capitaine. Henri Michel, porté en triomphe, etc. Mais ce triomphe-là avait quand même une drôle d'allure sous les sifflets et les huées de la foule du Parc des Princes. Ce n'est généralement pas ainsi que les héros sont salués! Les joueurs du F.C. Nantes, par un curieux mécanisme psv -chologique, s'étaient mis en tète qu'ils avaient tout à craindre de cette finale contre les footballeurs « promotionnels » de deuxième division d'Auxerre. La même réflexion revenait sans cesse dans leurs propos avant et après la partie : « le match piège ». A force de l'avoir tant redouté, ce piège, ils ont bien sur fini par y tomber. Et ce n'est que leur condition physique de professionnels (ajoutée à la classe de Pécout) qui leur permit de forcer finalement la décision au cours de la prolongation après cent quatre minutes. Cette finale 1979 inédite — c'était la première fois depuis vingt ans. depuis Le Havre, qu'une équipe de deuxième division accédait à la finale de la Coupe de France — a soulevé un certain nombre d'interrogations. La première et la plus importante étant de savoir s'il est normal qu'une équipe classée quatrième de son groupe de Division II puisse ainsi tenir tête au vice-champion de France de Division I? Plus simplement de savoir si cette hiérarchie représente vraiment quelque chose?

Il ne faut pas oublier qu'Auxerre. au cours de sa formidable trajectoire en coupe, a laissé en route deux autres clubs pros : Lille et Strasbourg, le champion en titre. On veut bien croire à un progrès en profondeur du football français, à la motivation qui animait les « petits » Auxerrois. mais a-t-on imaginé la confusion si Nantes avait été déshonoré jusqu'au bout, si Auxerre l'avait emporté et gagné ainsi sa place en Coupe d'Europe des Vainqueurs de Coupes? On le devine un peu au soulagement nostalgique qui saisit Guy Roux, l'entraîneur Auxerrois quand, au moment où la défaite de son équipe était consommée, il avoua : «C'est mieux comme ça! La Coupe d'Europe, il n'aurait plus manqué que ça. Où est-ce qu'on allait nager? » Frayeur rétrospective qui permet de mieux mesurer la presque totale faillite nantaise. Et Robert Budzinski. celui sans doute qui voit les choses le plus clairement et le plus lucidement à Nantes, avait raison de dire après le « Grand Jour » : « C'est à nous, et de façon urgente, de tirer les leçons et les conclusions de ce match afin que les erreurs passées ne se reproduisent plus. »

Paroles sibyllines qui seront bientôt d'actualité car, la saison prochaine, il y aura encore la Coupe d'Europe qui. chaque année, prend des allures de cauchemar pour les Nantais. Peut-on oublier la peu glorieuse élimination de Nantes face à Benfica à l'automne dernier qui avait fait dire à Henri Michel : « Benfica? Un accident! »
On veut bien. Mais faut-il que les carrières européennes des «Canaris» soient toujours très accidentées? Surtout que cette année les participants à la Coupe des Coupes ont du poids : Arsenal, Beershot, Twente, Glasgow Rangers, Barcelone sans oublier la Juventus. Valence et Fortiina Dùssel-dorf. Il faudra bien que les Nantais, maintenant qu'ils ont exorcisé leurs démons en Coupe de France, songent enfin à forcer leur nature et à devenir compétitifs dès lors qu'ils quittent les frontières de l'Hexagone. Ils pourraient peut-être prendre en exemple un des leurs, justement : leur avant-centre Eric Pécout, la seule vraie satisfaction nantaise de cette finale. Auteur de trois buts, un record dans le genre, il a confirmé qu'il était sans conteste le meilleur avant-centre français à l'heure actuelle.

Meilleur avant-centre dans le jeu, doublé également d'un titre officieux de meilleur buteur, à la moyenne, du championnat de France, avec vingt-deux buts réussis cette saison ; 0,78 but par match, contre 0,75 à Carlos Bianchi. On se demande désormais combien de temps encore Michel Hidalgo va continuer à l'ignorer.
Pécout a réussi la métamorphose que l'on attend toujours de la part de ses coéquipiers. Il est maintenant « saisi aux tripes », comme on l'a écrit, ce qui signifie qu'il s'est débarrassé de cette enveloppe, de ce cocon de douceur fragile dans lequel se complaisent les jeunes Nantais, lesquels veulent toujours ignorer que la férocité et l'ambition sont également des armes pour un footballeur de haut niveau. Dans cet ordre d'idées, il est difficile d'admettre que les demis nantais Rampillon, Sahnoun et Millier aient été à ce point « mangés » par leurs homologues auxerrois Mesonès (en tête), Cuperly et Brot qui pouvaient tout juste avancer leur bonne volonté et leur courage, à titre d'arguments, face aux « artistes » nantais.
Une morale pour conclusion à cette fable douce amère : le valeureux capitaine Henri Michel voit enfin sa carrière couronnée par une Coupe de France qu'il convoitait tant. Le vœu a été comblé. Heureusement que c'était Auxerre l'adversaire, disaient les « méchants »...


Buts de Pécout (13ème, 104ème et 119ème) et de Muller (113ème) pour Nantes ; de Mésonès (50ème) pour Auxerre.
Avertissement à Tusseau (107ème).
Remplacements : Trossero par Baronchelli (60ème), Rio par Denoueix (84ème) pour Nantes ; Schaer par Truffaut (78ème), Delancray par Hallet (106ème) pour Auxerre.

Auxerre : Szeja, Denis, Borel, Roque, Noël, Brot, Cuperly, Mésonès, Klose, Schaer puis Truffaut, Delancray puis Hallet. Entraîneur : Guy Roux.
Nantes : Bertrand-Demanes, Bossis, Rio puis Denoueix, Michel, Tusseau, Muller, Sahnoun, Rampillon, Trossero puis Baronchelli, Pécout, Amisse. Entraîneur : Jean Vincent.
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 Caps














Tuesday, April 5, 2011

Uefa Cup 1985 1986 Inter Milan Nantes


Quarter Final, 
First  and Second Leg
March 1986

Coupe de l'UEFA 1985-86. Quart de finale. Inter Milan 3-0 FC Nantes et FC Nantes 3-3 Inter Milan. Indécis sur sa forme avant le match aller, emporté par sa fougue lors du retour, le FC Nantes a été éliminé par un Inter plus bluffeur que joueur.
 Que de regrets dans la tête des Canaris aujourd'hui ! Ils sont sortis sans tambour ni trompette de la Coupe d'Europe, alors qu'ils avaient tout en main pour réussir une superbe performance. Et c'est là que les regrets s'avivent, car pour "sortir" l'Inter il aurait suffi aux Nantais d'être bons. Pas la peine d'être supers. Une bonne performance et pas un exploit. Car à mon avis, cette équipe de l'Inter n'est pas aussi forte que celle du Spartak de Moscou. Mais hélas, le Nantes du mois de mars n'était pas celui du mois de décembre. Et dans le duel qui a opposé Français et Italiens, si on me dit que les Nantais ont été en dessous parce que les Italiens ont réussi le match qu'il fallait, je répondrai plus sûrement que les Italiens ont été surtout bons parce qu'ils n'ont pas eu affaire au vrai visage de l'équipe nantaise.






Match Aller
5 Mars 1986
San Siro, Milan
50000 spectateurs
Arbitre : Mr Mc Ginlay (Ecosse)

 
Nantes : Bertrand-Demanes - Ayache, Le Roux, Der Zakarian, Kombouaré - Debotté (Frankowski 78e), Bracigliano, Burruchaga, Touré - Halilhodzic, Amisse (Morice 75e).
Entraîneur : Jean-Claude Suaudeau.
Inter :Zenga, Bergomi, Mandorlini, Baresi, Collovati Ferri
Fanna, Tardelli, Altobelli, Brady, Rummenigge,
Buts : Altobelli (13e), Tardelli (62e), Rummenigge (76e) pour Milan. 
  
Des Jaunes qui gambergeaient à n'en plus savoir s'ils étaient encore capables de disputer un match de football au moment de pénétrer sur la pelouse du stade Meazza à Milan. Une surface qu'ils n'avaient pas pratiquée depuis un mois et demi à la suite des intempéries qui avaient touché la France en général et la région nantaise en particulier. Tant et si bien que Jean-Claude Suaudeau et ses boys avaient passé le plus clair de leur temps dans les gymnases ou dans les bus qui les transportaient jusqu'à un carré de gazon vert. Une manière inconfortable de préparer un quart de finale de Coupe d'Europe. Et cette longue inactivité a pesé d'un poids certain dans le déroulement de la première manche. Le style nantais, fait d'un mélange de passes redoublées et d'accélérations soudaines, n'allait jamais retrouver ses marques. 

Et pourtant les Italiens n'en menaient pas large. Symptomatiques, les trois agressions du début de match dont s'était rendu coupable K.-H. Rummenigge. Dans cette partie de bluff, les Italiens ont raflé le pot. Pas si sûr que cela qu'ils aient eu en mains le meilleur jeu. Ils ont été les plus habiles. Symptomati-que aussi la position de Jean-Paul Bertrand-Demanes sur le troisième but marqué précisément par Rummenigge à Milan. J'y vais, j'y vais pas, une valse hésitation qui met B.-D. en position vulnérable. Ni suffisamment conquérant pour aller boxer la balle au-dessus de la tête de l'Allemand, ni suffisamment prudent pour rester sur sa ligne . où il aurait capté sans problème le bal-| Ion. Tout un programme. Des Nantais : assis entre deux chaises. Eux qui ' avaient toujours marqué un but à l'extérieur au cours des tours précédents, eux qui avaient imposé leur manière
sur les terrains de Belgrade ou de Tbilissi ne savaient plus quelle méthode adopter. Ce désarroi total, les Canaris le ressentaient encore plus profondément à la fin de la première manche où des « olé » frondeurs les avaient humiliés. 


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Match Retour
19 Mars 1986
Nantes, Stade de la Beaujoire



Des « olé » qui résonnaient encore dans la tête des Jaunes au moment de la revanche. Jusque-là rien à dire, la tolérance du footballeur ayant des limites qu'il ne faut pas dépasser. Et dès les premières dix minutes, on se disait que les Italiens pourraient payer très cher leur suffisance. Même le but d'Altobelli, un modèle d'adresse tout de même, n'allait que partiellement enrayer le mécanisme. Au repos, après le raz-de-marée qui avait propulsé par trois fois le ballon dans les filets de Zenga, les Milanais sentaient souffler fort, très fort, le vent de la défaite.
Aux grands maux, les grands moyens. Et si la blessure de Touré peut être qualifiée « d'inhérente au jeu de football », que dire du tacle de Fanna sur Kombouaré. Der Zakarian, qui a le sang chaud, voit ses deux coéquipiers au sol. Alors, Der Zoum se transforme en Der Zorro, le justicier. Encore une fois, le bluff italien a fonctionné et les Nantais sont tombés dans le piège. La fin de ce match ne sera qu'une lente agonie et lorsque l'arbitre, M. Galler, sifflera la fin du match, les Milanais auront tout lieu d'être satisfaits. Ce sont les nerfs qui ont perdu les Nantais. Ils s'étaient fait une montagne de cet Inter de Milan et c'est ce complexe d'infériorité qui les a perdus. C'était peut-être Tannée ou jamais de réussir une carrière exemplaire en U.E.F.A. ! 


Car demain, quel visage aura l'équipe des Canaris ? Entre la retraite de Vahid Halilhodzic et les départs présumés de Touré et d'Ayache, trois internationaux, le F.C. Nantes, déjà sérieusement ponctionné depuis plusieurs années, risque de se vider de son sang. Certes, le centre de formation reste exemplaire, mais les élèves d'aujourd'hui sont encore loin des professeurs d'hier. D'avoir poursuivi son parcours en Coupe d'Europe aurait peut-être convaincu certains « partants » de rester à la maison. Cela aurait permis à coup sûr de remplir un peu plus les caisses du club pour envisager des renouvellements de contrats ou encore un recrutement de joueurs d'expérience. Au lieu de cet avenir rosé, le F.C. Nantes va lutter pour garder son équilibre. Dommage encore pour cette équipe qui a payé cher, trop cher, son inquiétude du premier match et sa nervosité de la seconde manche. Mais l'Europe est impitoyable et ne permet aucune faiblesse.

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(Same for first leg)


 
1Mt



2Mt




 Caps Match Aller






Caps Match Retour