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Sunday, April 24, 2011

Cup Winners Cup 1989 1990 Sampdoria Anderlecht

Final
Wednesday 9 may 1990
Ullevi Stadium Gôteborg

20.000 Attendance.
Refereee: M. Galler

Quand arrive le crépuscule d'une saison, les organismes des footballeurs aspirent au repos. Leur valeur physique I est telle que bien des clignotants sont au rouge. Leur santé morale est tout autant émoussée. La motivation, laminée par les coups durs qui ont jalonné matches et entraînements, a fait place à la lassitude. Dans ce cas, la mémoire, insidieuse, ramène à la surface les mauvais souvenirs. Ceux, par exemple, qui trottaient dans les crânes des joueurs de la Sampdoria, grands favoris de la rencontre qui allait les opposer pour cette trentième Coupe des vainqueurs de Coupes aux Belges d'Anderlecht. La cause de ces tracas ? Une défaite bien sûr. Pas n'importe laquelle. Celle concédée un an plus tôt à ce même stade de la compétition par un FC Barcelone souvent à la peine tout au long du championnat espagnol et qui, pourtant, allait dominer sans partage cette finale de la Coupe d'Europe 1989. 

 A l'inverse,la Sampdoria, néophyte en matière de grands rendez-vous européens, allait largement passer à côté du sujet. Un jour «sans», qui marque à tout jamais une carrière et à partir de laquelle rien ne se prépare plus tout à fait de la même laçon. C'est sur ce point faible que l'entraîneur hollandais du R.S.C. Anderlecht, Aad De Mos, comptait, pour renverser un pronostic totalement défavorable au coup d'envoi donné par l'arbitre suisse, Bruno Galler, pour l'édition 1990 de cette C2. Analyse judicieuse de De Mos, corroborée par les propos tenus à l'issue du match par son confrère du banc d'en face, le Yougoslave Vujadin Boskov: «J'ai trouvé mon équipe inquiète, mes joueurs fébriles, pire même, calculateurs. Bref, tout le contraire de ce que sont nos principes basés sur la générosité, la spontanéité». C'est sans doute pour cela que les spectateurs du stade Ullevi de Gôteborg n'ont pas assisté à un spectacle de haute lignée. Car aux erreurs techniques inhabituelles des Italiens réputés, à juste titre, pour leur maîtrise de balle, les Belges n'allaient opposer qu'un football frileux où la vivacité de ses attaquants Van der Linden, De Gryse et Gud-johnserî, ne pouvait compenser l'extrême lenteur du meneur Milan Jankovic. 

 Le meilleur représentant d'Anderlecht devait être Charles Musonda, le plus constant des transalpins, Roberto Mancini. Mais le talent de l'un et de l'autre ne trouvait d'écho auprès de leurs coéquipiers respectifs... qui étaient avec eux sur le terrain. Paradoxe, les remplaçants, sans doute frustrés par leur inactivité, allaient s'inspirer de cette image motrice. Côté italien essentiellement, avec les entrées sur la (mauvaise) pelouse, d'Attilio Lombarde et Fausto Salsano. Une accélération du premier nommé, un tir de Salsano, nous sommes déjà dans la première période de la prolongation, et De Wilde, le gardien d'Anderlecht qui s'est opposé avec brio aux tentatives de Mancini, Vierchowod et Pari, est cette fois servi par la chance. Le ballon vient heurter la base du poteau. Mieux même il revient dans les mains de De Wilde. Anderlecht respire, Gênes s'impatiente, il faut encore attendre pour voir le i premier but. Un seul homme a senti le coup : le rlair du buteur. Une main hésitante de De Wilde, une pichenette de Vialli et c'en est terminé de cette finale. Mieux même, quelques instants plus tard, avec un nouveau coup de reins de Lombarde, un débordement de Mancini suivi d'un centre au millimètre. C'est encore Vialli le mieux placé pour un break décisif. Vialli a attendu, se faisant oublier pour mieux surgir et donner à la Sampdoria sa Coupe d'Europe. Gianluca est grand. ..grandissime.


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 Goals: Vialli 1105e et 108e).
Booked: Keshi (29e| pour Anderlecht et Carboni (37e), Mannini (38e) pour la Sampdoria.
Sampdoria: Pagliuca Mannini, Pelle grini (cap.), Vierchowod, Carboni - Ban Katanec (Salsano, 92e), Invernizzi [Lom-bardo, 55e), Dossena Mancini, Vialli.
Anderlecht: De Wilde Grun (cap.), Marchoul, Keshi, Kooiman, Musonda, Ver-voort, Jankovic (Oliveira, 116e) - Degryse (Nilis, 104e), Van der LJnden, Gudjohnson.


Caps















Tuesday, April 12, 2011

Cup Winners Cup 1987 1988 Fc Malines Ajax Amsterdam

Final
11 May 1988
Stade de la Meinau, Strasbourg
Attendance: 40,000
Referee: Dieter Pauly

Pied de nez ou langue tirée, les fans malins de Malines ont joué un drôle de tour à leur homologues néerlandais, en leur chipant la Coupe des Coupes !

Traditionnellement, le mois de mai est celui de la distribution des grands prix européens. Premier d'entre eux à être mis en jeu, celui concernant la Coupe des Vainqueurs de Coupes, et ce, dans le stade de la Meinau à Strasbourg. Il y a longtemps que dans cette  enceinte alsacienne,  l'ambiance n'avait été aussi chaude. La confrontation fraternelle entre les Néerlandais d'Amsterdam et la Flamands de Mechelen étant sans doute un facteur déterminant.
Car si, d'un côté, les supporters belges avaient investi pacifiquement la ville, puis les tribunes, les hordes bataves avaient quant à elles sorti le grand jeu en ingurgitant pendant vingt-quatre heures force chopes de bière qui les avaient rendu passablement agressifs. La peur du gendarme étant un remède préventif qui n'a pas son pareil en la matière, les fouilles systématiques réalisées aux accès du stade, l'encadrement dans les travées, ont permis le déroulement sans heurts de cette finale. Le syndrome du Heysel n'est pas encore effacé. Si cette finale n'a pas été d'un niveau exceptionnel, ce n'est une surprise pour personne. Les deux équipes, au cours des semaines précédant ce choc, avaient démontré des signes de faiblesse. 

Ajax, le tenant de cette Coupe des Coupes, s'étant démobilisé en championnat en acceptant la suprématie d'Eindhoven, avait essuyé un revers cinglant en Coupe de Hollande face à une modeste équipe de deuxième division et, signe extrême, avait concédé une défaite en Coupe d'Europe à domicile contre l'Olympique de Marseille. En face, on n'était guère mieux loti. Malines avait laissé filer la deuxième place du championnat belge au profit d'Anvers dans les dernières journées, pendant que les joueurs accusaient les blessures à l'image de l'espoir Pascal de Wilde, présent sur la pelouse de la Meinau grâce à une infiltration sur des adducteurs douloureux. Enfin, vous savez mieux que quiconque que le jeu adverse, son schéma, ses points forts ou faibles sont passés à la loupe par les entraîneurs pour étouffer toutes les velléités offensives. Or, les images du football hollandais inondent la Belgique et réciproquement. Aucune des deux équipes ne pouvait espérer faire jouer un quelconque secret caché pour surprendre l'adversaire. Il y avait donc peu de chance pour que l'on assiste à une démonstration académique. Le premier quart d'heure de jeu s'était déroulé conformément, hélas, aux prévisions. Jusqu'à cette action capitale où l'attaquant belge Mark Emmers, qui filait seul vers le but de Menzo, était stoppé sans ménagement par une intervention de Danny Blind. Le tacle du défenseur hollandais ne trouvant, et c'est tant mieux, aucune grâce aux yeux de l'arbitre allemand M. Pauly, l'Ajax se retrou; vait en infériorité numérique. Malgré cet avantage, Malines ne variait pas son jeu d'un seul coup de pied. Pas de jeu court, encore moins de redoublement de passe, et toujours de longs dégagements des défenseurs belges pour repousser le plus loin possible le réseau défensif hollandais.

Simple constatation, mais vous vous souvenez qu'à Marseille, les attaquants olympiens s'étaient faits prendre systématiquement au piège du hors-jeu. Ce ne fut pas du tout le cas lors de cette finale. Malgré une légère domination belge, les occasions de but étaient bien rares, et ce n'est qu'à l'heure de jeu, sur un court débordement d'Eli Ohana, un centre tendu et un jaillissement au premier poteau de Den Boer (un Hollandais faux frère) qu'enfin le tableau d'affichage prenait des couleurs. Ce fut alors un baroud d'honneur de dix Hollandais qui auraient parfaitement pu faire leur retard sur une reprise de volée de Bos-man déviée au ras de la transversale par le gardien de Malines, Michel Preud'homme.
Mais le temps qui passait jouait en faveur du plus grand nombre. Exceptée l'alerte précédente, Malines tenait son succès. Un coup de maître pour cette équipe dont c'était la première apparition en Coupe d'Europe. Malines rejoignait ainsi dans le palmarès européen le leader belge des dernières années, le Royal Sporting Club d'Anderlecht. Sans toutefois posséder les individualités du club de la capitale, Aad de Mos, l'entraîneur néerlandais (encore un faux frère) de Malines a bâti une équipe de combat, impressionnante de santé physique, mais peu spectaculaire. Or le président Cordier qui a pris en mains n'a cessé de répéter que le football professionnel est un spectacle. Espérons qu'il s'agit là du deuxième volet de son travail. A Malines on a les résultats, cette Coupe d'Europe en est la plus belle preuve, on attend désormais l'art et la manière. C'est pour cette raison que Malines attend d'ores et déjà des renforts. On parle notamment de la venue de l'avant centre de l'Ajax, John Bosman. Cela ferait, avec Hopfkens, Rutges, Den Boer et Koeman, un cinquième Hollandais dans l'équipe. Preuve que le F.C. Malines considère le football batave comme un modèle. Mais, une fois n'est pas coutume, à Strasbourg, l'élève a dépassé le maître.


 Goals :Den Boer (53e). 
Avertissements : Sanders (62e), Den Boer (82') à Malines ; Wouters (89e) à l'Ajax. 
Expulsion : Blind (16e) à l'Ajax.

Malines: Preud'homme — Sanders, Rutjes, Clijsters, Déferai — Emmers, Dewilde (puis De Mesmaeker, 60e), E. Kaman, Hofkens (THeunis, 73e) - Den Boer, Ohana. Coach : De Mos.

Ajax: Menzo - Blind, Wouters, Larsson, Verlaat ( Meijer, 73e) — Scholten, Winter, Mûhren, Van't Schip (puis Bergkamp, 57e) — Bosman, Witschge. Coach. : Hulsthoff.

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Caps 


















Wednesday, March 30, 2011

European Cup 1977 1978 Fc Bruges Juventus Turin

Semi Finals
First and Second Leg

Sans trop oser le dire, les gens de la Juventus de Turin se sont frotté les mains en apprenant que le sort leur réservait Bruges. On lit, bien sûr, les journaux en Italie mais personne ne croit vraiment aux irrésistibles vertus d'une équipe dont la ville a pris le surnom de « Venise du Nord » parce que Bruges ne suffisait pas à sa grandeur. Les Italiens, chargés d'histoire, de monuments et de poètes, ont besoin de références pour étalonner leurs valeurs. Bastinjs, Leekens, Verheecken, Simoen, ils ne connaissent guère, Par contre, la Juven-tus, qui donne huit joueurs à la squadra azzurra, qui court vers un nouveau titre de champion d'Italie et qui résiste à tous les vents européens, ils connaissent bien. Forza la Juve et zut aux Flamingants !

Mais les champions de Belgique 1977 pratiquent un football basé avant tout sur l'efficacité. Pour, jouer au F.C. Bruges, il faut tout d'abord avoir l'étoffe d'un athlète complet car les efforts demandés au cours d'un match sont nombreux et répétés. Il faut ensuite disposer d'une technique de la balle suffisamment élaborée pour permettre un jeu tout en mouvement où la fantaisie n'est guère de mise, même si elle n'est pas tout à fait négligée. 11 faut enfin disposer de suffisamment de ressources morales pour pouvoir affronter les chaudes ambiances des matches de Coupe d'Europe où, une fois sur deux, le public est tout acquis à la cause de votre adversaire.
Est-ce parce qu'il entraîne aussi l'équipe nationale hollandaise qu'Ernst Happel (de citoyenneté autrichienne) fait jouer ses champions d'une manière qui n'est pas sans rappeler celle de l'irrésistible Ajax de Johan Cruijff ? Toujours est-il que les partenaires d'Alfons Bastijns s'appuient sur une défense solide qui ne répugne pas à l'utilisation du hors-jeu piège (remontée ultrarapide des arrières quand un adversaire a le ballon afin d'enrayer le développement de son offensive) mais qui n'en oublient pas moins les bons vieux principes du marquage individuel strict (contre la Juventus en particulier, lors de la seconde manche). En cas d'erreur, les Brugeois peuvent toujours compter sur un exploit de leur gardien danois Jensen, qui, cette année, n'en aura pas été avare 
First Leg
Stadio Communale, Turin
28 March 1978

Dix minutes n'ont pas suffi. Vingt minutes non plus, pour ouvrir les yeux des optimistes Turinois. La demi-heure a tout de même sonné le tocsin des inquiétudes. Puis  l'heure,  le premier glas des espérances. Sur le terrain, poussée par 65 000 poitrines qui en valent 200 000 ailleurs, la Juve se casse les dents sur l'astucieuse défense des Brugeois. Le système est bien rodé. Happel a confié à un compatriote autrichien de trente ans, K rieger, le soin de commander la remontée de ses coéquipiers pour la mise hors-jeu des adversaires. Cette  technique, essentiellement  fondée sur l'intelligence collective, n'est pas à la portée de la première équipe venue. Elle n'a pas cours, en tout cas, dans le Calcio où l'on cadenasse plutôt la porte avec deux « liberos » qu'avec un seul. Une fois, deux fois, vingt fois, les attaquants et les demis de la Juve se font piéger.
 
Ballon récupéré, l'équipe belge témoigne d'une belle autorité, écartant le jeu comme elle sait si bien le faire, s'offrant des appuis aux quatre coins du terrain, démontrant une mobilité et une expérience surprenantes pour ceux qui ne la connaissent pas vraiment. Quand un attaquant italien, plus malin que les autres, passe au travers du filet, Birger Jensen le devance en souplesse, gardien offensif d'un nouveau genre.
On atteint ainsi la 87e minute dans un Stadio Communale qui n'en revient pas. Bettega vient de se voir refuser un but pour hors-jeu, parfaite illustration du thème proposé. Sur une nouvelle action inspirée par Causio, il jaillit sans trop y croire et frappe la balle dans les filets brugeois. But, dit l'arbitre suisse M. Dubach. le même qui sifflera le penalty contre Trésor lors d'un certain Argentine-France de Coupe du Monde. Cette fois-ci, M. Dubach a raison. C'est seulement le système brugeois qui a grincé. Rien n'est parfait dans ce monde.
Les Turinois reprennent du poil de la bête à l'image de leur entraîneur Trapattoni : « Certes, les Belges nous ont compliqué la vie, reconnaît-il. Et nous n'avons marqué qu'un seul but. Mais sincèrement, je ne vois pas comment Bruges pourrait transpercer deux fois notre défense au match-retour. » II y a parfois des paroles qu'on ne devrait pas prononcer.


 
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Second Leg
Jan Breydelstadion, Bruges
12 April 1978


Happel. l'entraîneur autrichien des Belges, est optimiste pour le match retour, d'autant plus que les Italiens se présentent, quinze jours plus tard, aux portes du moderne « Olympiastadion » sans leur stoppeur Morini, l'une des clés du verrou italien à l'extérieur. 
Une équipe italienne, forte d'un but d'avance, est aussi agréable à manipuler qu'un python à mains nues. L'histoire regorge de ces furieuses batailles où des joueurs latins très motivés, poussés par Dieu et Machiavel, ont repoussé les assauts de Germains ou de Saxons. Bruges pourrait-il réussir là où tant d'autres ont sombré ? Mais la Juventus n'est pas Tinter des années 1960. Surnommé « la fiancée de l'Italie » parce que son jeu est éternellement fait de dentelle et de bon esprit, le club tu-rinois bâtit d'abord ses succès en attaquant. Il n'est pas démuni quand il s'agit de manier la truelle du maçon mais il préfère les jolies manières.
D'entrée, par leur capitaine Bastijns. les Flamands marquent un but. Alors, immédiatement, les Italiens changent de tactique : ils ne se replient plus, ils attaquent à outrance. A tel point que pendant les quarante cinq premières minutes, on ne note, à part le but de Bastijns, qu'un tir mou de Krieger pour Bruges contre une dizaine de tentatives sérieuses de la "Juve. Pratiquement le même scénario en seconde mi-temps. Prolongations.

La première ne donne rien. La seconde voit un réveil des Belges que contrebalance l'esprit résolument offensif des Italiens qui ont fait rentrer leurs deux vétérans Furino et Boninsegna. Et soudain c'est l'incident qui a peut-être fait basculer la rencontre alors qu'on s'acheminait vers l'épreuve des penalties. Gentile bloque par réflexe le ballon de la main. L'arbitre suédois Mr. Ericksson sort immédiatement le carton jaune dont il a largement usé pendant toute la partie. Bastijns se précipite vers lui pour lui rappeler qu'au début du match il lui a déjà montré le carton jaune pour une faute sur Lambert. Gentile qui jouait stoppeur à la place de Morini sort, accablé. Il reste quatre minutes au chrono. Jouant à dix, les Italiens accusent le coup. Une montée de Soerensen suivie d'une reprise à bout portant de Vandereycken. C'est le second but de Bruges, celui qui ouvre les portes de Wembley. Mais c'est un tout autre match que les Champions de Belgique devront alors jouer pour inquiéter Liverpool qui aura, ne l'oublions pas, l'avantage de jouer à domicile. Ils en ont cependant les moyens.

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1rst Half



2nd Half



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 Caps Second Leg