Showing posts with label World cup. Show all posts
Showing posts with label World cup. Show all posts

Sunday, May 22, 2011

World Cup 1978 Netherlands Italia

Second Round
Group A
21 June 1978
Estadio Monumental, 

Buenos Aires
Attendance: 67,433
Referee: Angel Franco Martínez (Spain)


Deux qualifiés par groupe, huit au total, les Coupes du monde du temps passé se jouaient ensuite à l'élimination directe : quarts de finale, demi-finales, match de classement et finale. Les calculateurs étaient bannis, par la force des choses. De temps à autre, parce que la balle est ronde, et qu'elle est facétieuse, le hasard faisait une entorse à la logique. Mais, au bout du compte, la tête du plus fort recevait toujours la couronne de lauriers. Entretemps, on s'amusait, porté par le spectacle. Il y avait des Allemagne-Italie au finish, des exploits, des buts, des émotions. Le football vivait sa vie avant que ne viennent les marchands.
Déjà, en 1974, la formule actuelle avait laissé entrevoir ses limites. Elle avait été sauvée par l'extraordinaire démonstration des Hollandais et par la féroce énergie des Allemands. Ceux-ci et ceux-là avaient gagné leurs trois matches, impitoyables dans leur trajectoire ascendante. En 1978, la médiocrité ambiante laissait mal augurer du deuxième tour avec_des groupes formés de l'Allemagne, de l'Italie, de la Hollande et de l'Autriche pour le premier ; du Pérou, de la Pologne, de l'Argentine et du Brésil pour le second.C'était d'abord le match décisif du second tour du groupe A à ne pas perdre, car le vaincu aurait toutes les chances de ne pas participer à la finale ou au match de classement. En effet, tes journalistes italiens et hollandais s'attendaient à une victoire de la R.F.A. qui jouait, au même instant, contre l'Autriche à Cordoba.
Neeskens faisait sa rentrée et c'est lui qui allait prendre en charge un fougueux Paolo Rossi. Pendant tout le début du match, les Hollandais furent bousculés par une équipe d'Italie offensive. Comble du malheur : le jeune Brandts. voulant devancer Bettega, marquait un but (superbe) contre son camp et blessait... son gardien Schrijvers qui était évacué sur une civière. A la mi-temps, Neeskens occupait une position avancée. Jansen prenait en charge Rossi. Cinq minutes plus tard, un tir limpide des vingt-cinq mètres battait Zoff. Son auteur? Le même Brandts qui, cette fois, avait les gestes du vainqueur. Il restait encore un quart d'heure à jouer. Les Hollandais faisaient à leur tour le pressing. Un autre tir canon des trente mètres de Haan : but. Pratiquement au même moment, les tableaux lumineux annonçaient un but de Hôlzenbein pour la R.F.A. La Hollande était au paradis. L'Italie descendait aux enfers.
Les incidents se multipliaient. Comme son compère Benetti précédemment, Tardelli reçut son second carton jaune de la Coupe du Monde. Puis c'était l'incroyable retour, par panneaux lumineux interposés, de l'Autriche sur l'Allemagne de l'Ouest et l'élimination de cette dernière pour une place d'honneur. Après un rush de Neeskens et un bel essai de la tête de Rensenbrink. l'arbitre espagnol M. Martinez sifflait la fin du match après un record de distribution d'avertissements : cinq en quatre-vingt-dix minutes. Les Hollandais saluaient, les bras levés, leurs supporters. Pour les Italiens, cette défaite avait un goût un peu moins amer : grâce à l'exploit des Autrichiens, ils joueraient, samedi, le match de classement.


Codec H26, Mkv
Bitrate 1300
Sound 128 kbps
Spanish Comments
Full Game Tv New Broadcast
Pass
twb22.blogspot.com

Buts : Brandts (19e contre son camp) pour l'Italie. Brandts (50e) et Haan (76e) pour la Hollande.
Hollande   :   Schrijvers   -   Poortvliet, Krol.   Neeskens.   Brandts   -  Jansen. Hann, W. van de Kerkhof - R. van de Kerkhof. Rep. Rensenbrink.
Italie :  Zoït  - Cuccureddu,  Geniile, Scirea,   Cabrini   -  Tardelli,   Benetti, Zaccarelli - Causio, Rossi, Bettega.
Remplacements : Schrijvers par Jong-bloed  (21'). Causio  par  Sala  (46e). Rep p..r van Kraay (65e). Benetti par Graziani (77e).
Avertissements : Rep (30e), Benetti (40e), Haan (51e). Cabrini (61°), Tardelli (71e).



First Half


http://www.megaupload.com/?d=FBL4F9DS

Second Half




 Caps










 

World Cup 1982 Italia Argentina

Second Round
Group C
29 June 1982
Estadio Sarriá, 
Barcelona
Attendance: 43,000
Referee: Nicolae Rainea (Romania)

Eliminer coup sur coup les champions du monde argentins et les Brésiliens, super-favoris pour le titre: voilà l'exploit de la Squadra Azzurra, de qui on n'attendait assurément pas tant. Mais les Italiens ont su trouver la grande forme au bon moment. Non content de défendre comme ils savent si bien le faire - au besoin trop rudement, comme contre l'Argentine -, ils ont montré qu'ils savaient aussi attaquer, retrouvant leur efficacité grâce à un Paolo Rossi ressuscité. Pour la première fois depuis 1966, aucune équipe sud-américaine ne figurera donc parmi les demi-finalistes de cette Coupe du Monde. C'est LA sensation de ce Mundial pourtant riche en surprises.
 Il y a quatre ans, à  Buenos-Aires, L'Italie, grâce à un but de Bettega, battait l'Argentine chez elle. Mais les Sud-Américains remportaient quand même Je titre de Champion du Monde, alors que les Transalpins terminaient à la quatrième place. Quatre ans plus tard, on reprenait les mêmes ou presque pour  une   revanche  qui  pouvait éventuellement ouvrir les portes de la demi-finale  aux vainqueurs. On   se doutait bien que le choc allait être rude, mais comme le Mundial semblait avoir laissé  toute  violence  au vestiaire, on osait espérer   qu'elle n'apparaîtrait pas en Espagne. Malheureusement, les sorcières italiennes sont réapparues. Le marquage individuel est  une chose;  la parodie  de football que Gentile assénait à Maradona en était une autre. 

 Le joueur qui valait sept milliards de centimes ne pouvait esquisser le moindre geste. Cela dit, si les Italiens remportaient cette rencontre, les Argentins eux la perdaient. Entendez par là qu'ils ne donnaient   jamais   l'impression   de maîtriser le sujet et qu'en quatre années, ils avaient moins bien vieillis que les Italiens. Ces derniers marquaient deux jolis buts qui ne devaient rien à personne. Depuis l'indéracinable   Zoff,  qui  sauvait deux ballons très chauds, jusqu'à l'élégant Antognoni en passant par l'insaisissable Conti, les Azzurri avaient montré contre les Argentins que l'esprit collectif,  en   football,   l'emportait  toujours sur les initiatives individuelles. Les champions du monde qui avaient certainement perdu leur titre pouvaient se montrer très déçus à la fin du match, mais ils ne devaient s'en prendre qu'à eux-mêmes. 
Quant aux Italiens, ils n'en pouvaient plus de rire et se congratuler. Ils gagnaient leur premier match et se mettaient à rêver de la finale. On connaît l'optimisme  des Transalpins,   mais les joueurs   n'avaient vraiment aucune pudeur d'avoir gagné dans de telles circonstances. C'est surtout l'arbitre Rainea, bien aveugle cette après-midi là, qui aurait dû recevoir leurs félicitations. Mais décidément, que de mauvais arbitrages  au  cours de  ce Mundial! Restait aux Italiens à rencontrer les Brésiliens. Douze ans après Mexico, on allait voir si le catenaccio venir enfin à bout de la samba.




Codec H26, Mkv
Bitrate 1300
Sound 128 kbps
French Comments
Full Game
Pass
twb22.blogspot.com







Caps










World Cup 1990 Argentina Brasil

Round of 16
24 June 1990
Stadio Delle Alpi, Turin

Attendance: 61,381
Referee: Joël Quiniou (France)


 Sebastiao Lazaroni ne pourra pas revenir au Brésil la tête haute. Il a perdu face à l'Argentine la chance unique de prouver que ses conceptions du football étaient bonnes. Il était déjà éreinté par les critiques quand son équipe gagnait, il va être maintenant Sebastiao-le - Maudit. Celui qui a enterré la sélection.
Succédant à Carlos Alberto Silva au début de 1989, il offre rapidement au Brésil l'occasion de se couvrir de gloire lors de la Copa America et d'assurer sa qualification pour le Mondiale. Mais déjà des voix aussi célèbres que celle de Pelé s'élèvent pour stigmatiser le goût trop prononcé de Ja sélection pour l'effort physique ainsi que l'adoption de schémas tactiques en contradiction avec les racines profondes du foot brésilien. A ces empêcheurs de jouer... en rond, Lazaroni ne se prive pas d'affirmer : « Techniquement, nous autres Sud-Américains, avons un avantage sur les Européens. En apprenant le goût de l'effort et de la discipline qui est leur grand atout, nous leur serons alors nettement supérieurs. »

 La logique de ses propos ne pouvant être prise à contre-pied que sur le terrain, Lazaroni s'efforce de rééquilibrer son équipe en lui donnant plus de rigueur en défense (« désormais, on va jouer avec un libero pour bien assurer le coup derrière... »), tout en laissant la bride sur le cou à la cavalerie légère, qui fait depuis toujours la renommée de la sélection brésilienne. Spectacle et intelligence de jeu deviennent les lignes de force du football préconisé par Lazaroni. Mais, du côté de Rio et de Sao Paulo, on l'attendait avec des bazookas au tournant de la Coupe du monde. Vainqueur, il n'aurait jamais rejoint le panthéon des héros du Maracana, mais on l'aurait toléré ; vaincu, il n'a aucune excuse. Surtout pas celle de dire que son équipe a formidablement joué contre l'Argentine. Car, quand on ne sait pas gagner, on n'a droit à aucun égard. Le Brésil, sur ce point, ne badine pas avec la guillotine.

 Et pourtant, c'est vrai que le Brésil a superbement joué pendant quatre-vingts minutes. Plus d'une heure d'un travail bien fait, ciselé par quelques artistes aux pieds d'or. La supériorité des Brésiliens tourne à la démonstration. Careca s'infiltre en dribblant, c'est la panique chez les champions du monde. Dunga, Mauro Galvao, Aldaïr et Gomes Ricardo emballent l'équipage pour permettre à Valdo de tirer les ficelles au bout desquelles les défenseurs latéraux Branco et Jorginho percent les Argentins sur leurs flancs. Alemao cavale comme un trotteur increvable. Bref, c'est l'embellie. Le Brésil tire, mais il fait trembler les barres (tête de Dunga, frappes de Careca). En face, c'est la déconfiture, et Bilardo vit un crève-cœur. Il voit évoluer le Brésil comme il aimerait que l'Argentine puisse jouer. C'est le football dont il rêve, mais qu'il n'a pas pu inculquer aux hommes de la sélection. « Après 7e titre mondial de 1986, plus de 160 joueurs ont quitté l'Argentine, et nous n 'avons jamais pu travailler un nouveau système de jeu. » Et c'est vrai que son équipe joue comme une malade, à cloche-pied, personne sur les ailes, tout le monde au milieu. Désorientée, désorganisée, sans inspiration, elle est incapable de porter le danger chez l'adversaire, d'autant que Maradona passe plus de temps les jambes en l'air que les pieds par terre. Goycochea, le gardien, ne sait plus où donner de la tête. Il a le vertige.
  Mais, tandis que l'ombre se glisse sur la pelouse de Turin, le doute s'installe dans les têtes brésiliennes. Le matador a placé toutes ses banderilles, superbes, mais la mise à mort tarde et la bête a encore le mufle gras. A la « tarde », les aficionados savent que le danger sommeille toujours entre les pattes du taureau. Et dix minutes avant la fin, c'est un génial coup de patte de Maradona qui offre à Caniggia le but de la lumière, le but de l'injustice, le but du tireur embusqué. Le Brésil tombe de haut, vaincu à la fois par son impuissance et par le génie d'un homme. Avant le Mondiale, Lazaroni avait dit de Maradona : « C'est le meilleur. Il va encore le prouver. » Confirmation. Lazaroni ne s'est pas trompé sur tous les plans. Il se dit immensément déçu, on le comprend. Mais il constate que son équipe a joué son meilleur football sans pouvoir concrétiser sa supériorité. Et c'est Maradona qui lui fait écho. « Le Brésil ne méritait pas de perdre. Nous avons réussi avec peu de chose. Nous avons longtemps attendu notre heure. Elle a fini par venir. * Tant pis pour Lazaroni ! C'est Pelé qui avait donc raison... Maintenant, il va falloir qu'il quitte son poste. Mais déjà la Fiorentina lui offre une montagne de lires. Ainsi, il n'a donc pas tout perdu...




Codec H26, Mkv
Bitrate 1300
Sound 128 kbps
French Comments
Full Game
Pass
twb22.blogspot.com


Caps