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Sunday, May 22, 2011

World Cup 1982 Italia Argentina

Second Round
Group C
29 June 1982
Estadio Sarriá, 
Barcelona
Attendance: 43,000
Referee: Nicolae Rainea (Romania)

Eliminer coup sur coup les champions du monde argentins et les Brésiliens, super-favoris pour le titre: voilà l'exploit de la Squadra Azzurra, de qui on n'attendait assurément pas tant. Mais les Italiens ont su trouver la grande forme au bon moment. Non content de défendre comme ils savent si bien le faire - au besoin trop rudement, comme contre l'Argentine -, ils ont montré qu'ils savaient aussi attaquer, retrouvant leur efficacité grâce à un Paolo Rossi ressuscité. Pour la première fois depuis 1966, aucune équipe sud-américaine ne figurera donc parmi les demi-finalistes de cette Coupe du Monde. C'est LA sensation de ce Mundial pourtant riche en surprises.
 Il y a quatre ans, à  Buenos-Aires, L'Italie, grâce à un but de Bettega, battait l'Argentine chez elle. Mais les Sud-Américains remportaient quand même Je titre de Champion du Monde, alors que les Transalpins terminaient à la quatrième place. Quatre ans plus tard, on reprenait les mêmes ou presque pour  une   revanche  qui  pouvait éventuellement ouvrir les portes de la demi-finale  aux vainqueurs. On   se doutait bien que le choc allait être rude, mais comme le Mundial semblait avoir laissé  toute  violence  au vestiaire, on osait espérer   qu'elle n'apparaîtrait pas en Espagne. Malheureusement, les sorcières italiennes sont réapparues. Le marquage individuel est  une chose;  la parodie  de football que Gentile assénait à Maradona en était une autre. 

 Le joueur qui valait sept milliards de centimes ne pouvait esquisser le moindre geste. Cela dit, si les Italiens remportaient cette rencontre, les Argentins eux la perdaient. Entendez par là qu'ils ne donnaient   jamais   l'impression   de maîtriser le sujet et qu'en quatre années, ils avaient moins bien vieillis que les Italiens. Ces derniers marquaient deux jolis buts qui ne devaient rien à personne. Depuis l'indéracinable   Zoff,  qui  sauvait deux ballons très chauds, jusqu'à l'élégant Antognoni en passant par l'insaisissable Conti, les Azzurri avaient montré contre les Argentins que l'esprit collectif,  en   football,   l'emportait  toujours sur les initiatives individuelles. Les champions du monde qui avaient certainement perdu leur titre pouvaient se montrer très déçus à la fin du match, mais ils ne devaient s'en prendre qu'à eux-mêmes. 
Quant aux Italiens, ils n'en pouvaient plus de rire et se congratuler. Ils gagnaient leur premier match et se mettaient à rêver de la finale. On connaît l'optimisme  des Transalpins,   mais les joueurs   n'avaient vraiment aucune pudeur d'avoir gagné dans de telles circonstances. C'est surtout l'arbitre Rainea, bien aveugle cette après-midi là, qui aurait dû recevoir leurs félicitations. Mais décidément, que de mauvais arbitrages  au  cours de  ce Mundial! Restait aux Italiens à rencontrer les Brésiliens. Douze ans après Mexico, on allait voir si le catenaccio venir enfin à bout de la samba.




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World Cup 1990 Argentina Brasil

Round of 16
24 June 1990
Stadio Delle Alpi, Turin

Attendance: 61,381
Referee: Joël Quiniou (France)


 Sebastiao Lazaroni ne pourra pas revenir au Brésil la tête haute. Il a perdu face à l'Argentine la chance unique de prouver que ses conceptions du football étaient bonnes. Il était déjà éreinté par les critiques quand son équipe gagnait, il va être maintenant Sebastiao-le - Maudit. Celui qui a enterré la sélection.
Succédant à Carlos Alberto Silva au début de 1989, il offre rapidement au Brésil l'occasion de se couvrir de gloire lors de la Copa America et d'assurer sa qualification pour le Mondiale. Mais déjà des voix aussi célèbres que celle de Pelé s'élèvent pour stigmatiser le goût trop prononcé de Ja sélection pour l'effort physique ainsi que l'adoption de schémas tactiques en contradiction avec les racines profondes du foot brésilien. A ces empêcheurs de jouer... en rond, Lazaroni ne se prive pas d'affirmer : « Techniquement, nous autres Sud-Américains, avons un avantage sur les Européens. En apprenant le goût de l'effort et de la discipline qui est leur grand atout, nous leur serons alors nettement supérieurs. »

 La logique de ses propos ne pouvant être prise à contre-pied que sur le terrain, Lazaroni s'efforce de rééquilibrer son équipe en lui donnant plus de rigueur en défense (« désormais, on va jouer avec un libero pour bien assurer le coup derrière... »), tout en laissant la bride sur le cou à la cavalerie légère, qui fait depuis toujours la renommée de la sélection brésilienne. Spectacle et intelligence de jeu deviennent les lignes de force du football préconisé par Lazaroni. Mais, du côté de Rio et de Sao Paulo, on l'attendait avec des bazookas au tournant de la Coupe du monde. Vainqueur, il n'aurait jamais rejoint le panthéon des héros du Maracana, mais on l'aurait toléré ; vaincu, il n'a aucune excuse. Surtout pas celle de dire que son équipe a formidablement joué contre l'Argentine. Car, quand on ne sait pas gagner, on n'a droit à aucun égard. Le Brésil, sur ce point, ne badine pas avec la guillotine.

 Et pourtant, c'est vrai que le Brésil a superbement joué pendant quatre-vingts minutes. Plus d'une heure d'un travail bien fait, ciselé par quelques artistes aux pieds d'or. La supériorité des Brésiliens tourne à la démonstration. Careca s'infiltre en dribblant, c'est la panique chez les champions du monde. Dunga, Mauro Galvao, Aldaïr et Gomes Ricardo emballent l'équipage pour permettre à Valdo de tirer les ficelles au bout desquelles les défenseurs latéraux Branco et Jorginho percent les Argentins sur leurs flancs. Alemao cavale comme un trotteur increvable. Bref, c'est l'embellie. Le Brésil tire, mais il fait trembler les barres (tête de Dunga, frappes de Careca). En face, c'est la déconfiture, et Bilardo vit un crève-cœur. Il voit évoluer le Brésil comme il aimerait que l'Argentine puisse jouer. C'est le football dont il rêve, mais qu'il n'a pas pu inculquer aux hommes de la sélection. « Après 7e titre mondial de 1986, plus de 160 joueurs ont quitté l'Argentine, et nous n 'avons jamais pu travailler un nouveau système de jeu. » Et c'est vrai que son équipe joue comme une malade, à cloche-pied, personne sur les ailes, tout le monde au milieu. Désorientée, désorganisée, sans inspiration, elle est incapable de porter le danger chez l'adversaire, d'autant que Maradona passe plus de temps les jambes en l'air que les pieds par terre. Goycochea, le gardien, ne sait plus où donner de la tête. Il a le vertige.
  Mais, tandis que l'ombre se glisse sur la pelouse de Turin, le doute s'installe dans les têtes brésiliennes. Le matador a placé toutes ses banderilles, superbes, mais la mise à mort tarde et la bête a encore le mufle gras. A la « tarde », les aficionados savent que le danger sommeille toujours entre les pattes du taureau. Et dix minutes avant la fin, c'est un génial coup de patte de Maradona qui offre à Caniggia le but de la lumière, le but de l'injustice, le but du tireur embusqué. Le Brésil tombe de haut, vaincu à la fois par son impuissance et par le génie d'un homme. Avant le Mondiale, Lazaroni avait dit de Maradona : « C'est le meilleur. Il va encore le prouver. » Confirmation. Lazaroni ne s'est pas trompé sur tous les plans. Il se dit immensément déçu, on le comprend. Mais il constate que son équipe a joué son meilleur football sans pouvoir concrétiser sa supériorité. Et c'est Maradona qui lui fait écho. « Le Brésil ne méritait pas de perdre. Nous avons réussi avec peu de chose. Nous avons longtemps attendu notre heure. Elle a fini par venir. * Tant pis pour Lazaroni ! C'est Pelé qui avait donc raison... Maintenant, il va falloir qu'il quitte son poste. Mais déjà la Fiorentina lui offre une montagne de lires. Ainsi, il n'a donc pas tout perdu...




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Sunday, May 8, 2011

Campionato Serie A 1989 1990 Napoli Lazio

29 aprile 1990
Napoli, stadio San Paolo
34e Giornata
Arbitro: Sguizzato.

Spettatori: 23.153
Decisive Scudetto Game

 29 aprile 1990: un sogno tricolore ritorna sullo stadio di Fuorigrotta e su tutta Napoli e la regione, tre anni dopo il primo trionfo. Venti anni dopo cosa resta di quel trionfo? I bambini di allora raccontano quel trionfo ai bambini di oggi, le cassette dei trionfi sono diventate i dvd dei ricordi. Il capitano di quell’armata invincibile oggi come allora si sta preparando ad un Mondiale da vincere, stavolta nei panni di ct. A guidare il Napoli c’è sempre un Bigon: da mister Albertino a Riccardo, ds di questo Napoli. Solo le bandiere sono uguali: quelle col 2 sul tricolore. È già perché da allora il Napoli non ha più vinto nulla (se si esclude la SuperCoppa quattro mesi dopo).

Eppure quella stagione non era iniziata, all’epoca era una notizia con gli azzurri favoriti: Maradona non voleva saperne di tornare (Ferlaino stava per prendere Futre…), Careca ed Alemao era impegnati in Coppa America. Così Bigon il 27 agosto parte ad Ascoli con un Napoli tutto italiano: l’esperimento funziona (1-0 Crippa) ed ha successo anche con l’Udinese. Pari a Cesena di mercoledì sera, vittoria nell’arena (infuocata come sempre) di Verona, firmata dal rientrare Careca. Maradona rientra la settimana dopo con la Fiorentina, ma la sua stella è offuscata da Roby Baggio, che porta avanti la Viola 2-0. Diego entra al 46’, sbaglia un rigore, ma il Napoli rimonta da 0-2 a 3-2.
Il Napoli è primo ed al San Paolo è un rullo compressore: tramortite le due milanesi (3-0 al Milan e 2-0 all’Inter), nel mezzo l’1-1 contro una Roma gladiatoria al “Flaminio”. È il Napoli dal gran carattere: stesso pari (compreso il rigore di Maradona) anche al Genoa, vittoria nel recupero col Lecce. Poi ancora due 1-1, con rammarici: quello con la Samp (unica squadra quell’anno a non essere battuta al San Paolo) e con la Juve all’ex Comunale. Bigon mantiene i suoi in perfetta media inglese ed a Natale, dopo il 2-0 col Bologna è primo con un buon margine sull’Inter.
Durante le feste arriva la prima sconfitta: dopo 17 giornate il Napoli si ferma il 30 dicembre, rimediando un pesante 3-0 dalla Lazio. Alla Befana ricomincia battendo 1-0 il modesto Ascoli ed ad Udine rischia grosso: è sotto di due reti al 90’, ma nel recupero Maradona e Corradini fanno il 2-2. Da lì in poi il Napoli fa filotto: Cesena, Verona, Fiorentina e Cremonese cadono sotto i colpi dell’undici di Bigon prima del big-match col Milan.
Il Napoli ci arriva con due punti di vantaggio, ma la squadra di Sacchi culmina una grande rimonta col 3-0 (Massaro, Van Basten, Maldini) nello scontro diretto che sancisce l’aggancio. Gli azzurri si riprendono con la Roma (3-1 con un gol da fantascienza di Careca), ma ancora a Milano, luogo del delitto, perdono lo scettro il giorno di Carnevale. Dopo il vantaggio di Careca, i nerazzurri rifilano tre reti ai partenopei, privi di Maradona.
Inizia un altro campionato, col Napoli, ora impegnato a rincorrere il Milan: ed iniziano anche i veleni e le polemiche. Gli azzurri rosicchiano un punto a Lecce (i rossoneri vanno ko con la Juve), poi perdono con la Samp, ma si riscattano nel perentorio 3-1 alla Juve, griffato da una doppietta sublime di un Diego di nuovo in forma mondiale.

A quattro giornate dalla fine il Napoli va a Bergamo: campo ostico, anche troppo. Dalle gradinate piovono in campo oggetti, tra i quali una 100 lire che colpisce al capo Alemao. Diventerà la monetina più celebre della storia del calcio, visto che il Giudice Sportivo, per il trauma riportato dal centrocampista brasiliano, concederà il 2-0 a tavolino al Napoli (la gara era terminata 0-0). Al Bologna il Milan si salva grazie ad un macroscopico errore arbitrale, ma in Italia scoppia il caos tra interrogazioni parlamentari, inchieste e una stucchevole guerra Nord-Sud, che vede sulle barricate oltre a stampa e tifosi, soprattutto i presidenti Ferlaino e Berlusconi.
Si arriva così alla 32° giornata con le due squadre a pari punti. Il Napoli a Bologna fa tre gol in un quarto d’ora e passeggia (alla fine sarà 4-2); il Milan risponde a Verona col gol di Simone, ma nei minuti finali viene rimontato dall’Hellas. A 90 minuti minuti dalla fine c’è il controsorpasso: azzurri avanti di due punti. In città già scoppia la festa, dove viene fuori tutta l’ironia partenopea, sancita sette giorni dopo, dalla zuccata vincente di Baroni contro la Lazio: è il 29 aprile 1990. Venti anni, quanto è lontano e quanto è vicino l’ultimo scudetto della storia azzurra. Emozionante, beffardo e soprendente: uno scudetto tutto napoletano. (Andrea Terracciano)
Napoli: Giuliani, Ferrara, Francini, Crippa, Alemao, Baroni (66' Fusi), Corradini, De Napoli (85' Mauro), Careca, Maradona, Carnevale. A disp.: Di Fusco, Bigliardi, Zola. All. Bigon.
 
Lazio: Fiori, Bergodi, Sergio, Pin G., Gregucci (71' Soldà), Piscedda, Bertoni, F. Marchegiani, Amarildo (59' Troglio), Sclosa, Sosa. A disp. Orsi, Beruatto, Monti. All. Materazzi.
 
Marcatori: 7' Baroni.
Note: Ammoniti: 53' Bergodi; 76' Marchegiani.


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