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Sunday, May 22, 2011

World Cup 1990 Argentina Brasil

Round of 16
24 June 1990
Stadio Delle Alpi, Turin

Attendance: 61,381
Referee: Joël Quiniou (France)


 Sebastiao Lazaroni ne pourra pas revenir au Brésil la tête haute. Il a perdu face à l'Argentine la chance unique de prouver que ses conceptions du football étaient bonnes. Il était déjà éreinté par les critiques quand son équipe gagnait, il va être maintenant Sebastiao-le - Maudit. Celui qui a enterré la sélection.
Succédant à Carlos Alberto Silva au début de 1989, il offre rapidement au Brésil l'occasion de se couvrir de gloire lors de la Copa America et d'assurer sa qualification pour le Mondiale. Mais déjà des voix aussi célèbres que celle de Pelé s'élèvent pour stigmatiser le goût trop prononcé de Ja sélection pour l'effort physique ainsi que l'adoption de schémas tactiques en contradiction avec les racines profondes du foot brésilien. A ces empêcheurs de jouer... en rond, Lazaroni ne se prive pas d'affirmer : « Techniquement, nous autres Sud-Américains, avons un avantage sur les Européens. En apprenant le goût de l'effort et de la discipline qui est leur grand atout, nous leur serons alors nettement supérieurs. »

 La logique de ses propos ne pouvant être prise à contre-pied que sur le terrain, Lazaroni s'efforce de rééquilibrer son équipe en lui donnant plus de rigueur en défense (« désormais, on va jouer avec un libero pour bien assurer le coup derrière... »), tout en laissant la bride sur le cou à la cavalerie légère, qui fait depuis toujours la renommée de la sélection brésilienne. Spectacle et intelligence de jeu deviennent les lignes de force du football préconisé par Lazaroni. Mais, du côté de Rio et de Sao Paulo, on l'attendait avec des bazookas au tournant de la Coupe du monde. Vainqueur, il n'aurait jamais rejoint le panthéon des héros du Maracana, mais on l'aurait toléré ; vaincu, il n'a aucune excuse. Surtout pas celle de dire que son équipe a formidablement joué contre l'Argentine. Car, quand on ne sait pas gagner, on n'a droit à aucun égard. Le Brésil, sur ce point, ne badine pas avec la guillotine.

 Et pourtant, c'est vrai que le Brésil a superbement joué pendant quatre-vingts minutes. Plus d'une heure d'un travail bien fait, ciselé par quelques artistes aux pieds d'or. La supériorité des Brésiliens tourne à la démonstration. Careca s'infiltre en dribblant, c'est la panique chez les champions du monde. Dunga, Mauro Galvao, Aldaïr et Gomes Ricardo emballent l'équipage pour permettre à Valdo de tirer les ficelles au bout desquelles les défenseurs latéraux Branco et Jorginho percent les Argentins sur leurs flancs. Alemao cavale comme un trotteur increvable. Bref, c'est l'embellie. Le Brésil tire, mais il fait trembler les barres (tête de Dunga, frappes de Careca). En face, c'est la déconfiture, et Bilardo vit un crève-cœur. Il voit évoluer le Brésil comme il aimerait que l'Argentine puisse jouer. C'est le football dont il rêve, mais qu'il n'a pas pu inculquer aux hommes de la sélection. « Après 7e titre mondial de 1986, plus de 160 joueurs ont quitté l'Argentine, et nous n 'avons jamais pu travailler un nouveau système de jeu. » Et c'est vrai que son équipe joue comme une malade, à cloche-pied, personne sur les ailes, tout le monde au milieu. Désorientée, désorganisée, sans inspiration, elle est incapable de porter le danger chez l'adversaire, d'autant que Maradona passe plus de temps les jambes en l'air que les pieds par terre. Goycochea, le gardien, ne sait plus où donner de la tête. Il a le vertige.
  Mais, tandis que l'ombre se glisse sur la pelouse de Turin, le doute s'installe dans les têtes brésiliennes. Le matador a placé toutes ses banderilles, superbes, mais la mise à mort tarde et la bête a encore le mufle gras. A la « tarde », les aficionados savent que le danger sommeille toujours entre les pattes du taureau. Et dix minutes avant la fin, c'est un génial coup de patte de Maradona qui offre à Caniggia le but de la lumière, le but de l'injustice, le but du tireur embusqué. Le Brésil tombe de haut, vaincu à la fois par son impuissance et par le génie d'un homme. Avant le Mondiale, Lazaroni avait dit de Maradona : « C'est le meilleur. Il va encore le prouver. » Confirmation. Lazaroni ne s'est pas trompé sur tous les plans. Il se dit immensément déçu, on le comprend. Mais il constate que son équipe a joué son meilleur football sans pouvoir concrétiser sa supériorité. Et c'est Maradona qui lui fait écho. « Le Brésil ne méritait pas de perdre. Nous avons réussi avec peu de chose. Nous avons longtemps attendu notre heure. Elle a fini par venir. * Tant pis pour Lazaroni ! C'est Pelé qui avait donc raison... Maintenant, il va falloir qu'il quitte son poste. Mais déjà la Fiorentina lui offre une montagne de lires. Ainsi, il n'a donc pas tout perdu...




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Paulista Championship 1981: Ponte Preta x Guarani (HLs 40mins)


05/08/1981
Campeonato Paulista
Place: Moisés Lucarelli (Campinas)
Referee: José de Assis Aragão
Attendance: 21.948

Ponte Preta: Carlos, Toninho Oliveira, Juninho,
Nenê e Odirlei; Zé Mário, Humberto
(Marco Aurélio) e Dicá; Osvaldo, Chicão
(Jorge Campos) e Serginho. Técnico: Jair Picerni.

Guarani: Birigüi, Chiquinho, Mauro, Édson e
Almeida; Jorge Luís, Éderson (Tadeu) e
Jorge Mendonça; Lúcio, Careca e Ângelo. Técnico: Zé Duarte.

Saturday, May 14, 2011

Brazilian Championship Final 1990: Corinthians x Sao Paulo


16/12/1990
Place: Morumbi (São Paulo-SP);
Attendance: 100.858;
Referee: Edmundo Lima Filho (SP);

CORINTHIANS: Ronaldo, Giba, Marcelo Djian,
Guinei e Jacenir; Márcio, Wilson Mano e Neto
(Ezequiel); Fabinho, Tupãzinho e Mauro
(Paulo Sérgio). Coach: Nelsinho Baptista.

SÃO PAULO: Zetti, Cafu, Antonio Carlos,
Ivan e Leonardo; Flávio, Bernardo e Raí
(Marcelo Conti); Mário Tilico (Zé Teodoro),
Eliel e Elivélton. Coach: Telê Santana.

Saturday, April 30, 2011

Beach Soccer Miami Cup 2011 Brasil Spain on MiamiGunners Match Of The Week

beach soccer worldwide
miami cup 2011
round robin game 2
29th april 2011:
brasil v. spain

 The magic of beach soccer comes to Miami´s South Beach with The Beach Soccer Worldwide Miami Cup immediately following the Miami Beach Polo. A temporary stadium set between 20th and 22nd streets will host the thrilling action of this electric sport, and soccer fans will have the chance of enjoying the most spectacular version of ¨the beautiful game¨ on the pristine sands of Miami Beach.

 Boasting 4 national teams, all of which offering a perfect mix of the best of the European and Pan-American style of beach soccer; the tournament will pull together the best squads competing at the highest level. Together with hosts USA, the undeniable kings of the sport, Brazil, have confirmed participation, as well as the current CONCACAF Champions, Mexico, alongside other European top squad that will surely build a terrific competition. The best beach soccer players such as Brazilians Buru, Benjamin or Bruno, Spaniards Amarelle or the Torres twins, Mexican Ricardo Villalobos or Morgan Plata, together with USA home stars such as Yuri Morales or Zak Ibsen, among many others will battle for the Cup. With the advantage of home support the US National team will have the chance of getting even with rivals Mexico after being sidelined from Qualifying for the 1-11 September, FIFA Beach Soccer World Cup Ravenna/Italy 2011.


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details

venue: south beach, miami, florida (united states)
broadcast channel: fox soccer channel (united states)
commentator: bruno vain (international audio feed)
commentary language: english
duration: full match only
size: 713mb
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resolution: 720x480 (480p)
ratio: 16:9 reformatted
frame rate: 60 fps
video codec: h.264 advanced video codec
video bitrate: 1300 kbps
audio codec: advanced audio codec
audio bitrate: 160 kbps

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Friday, April 22, 2011

Matches of the Century: World Cup 1974 Brasil Nederlands

Second Round , Group A
3 July 1974
Westfalenstadion, Dortmund
Attendance: 52,500
Referee: Kurt Tschenscher

 Johan Cruyff on his book in Spanish "My Mundial 74" :
"Brasil: su solo nombre evoca la imagen de un gigante del fûtbol, de un "team" legendario, prâcticamente de un mito. Los Campeones del Mundo, serios aspirantes a la renovacion de su titulo, fueron nuestros adversarios en el sexto encuentro.
Se disputo en Dortmund, y empezaré por confesar que fuimos alla con sérias réservas y una cierta dosis de nerviosismo. Bajo ese signo de los nervios se desli-zo —por ambas partes— durante bastante tiempo. Los primeros 20 minutes resultaron los de mayor in-quietud para la escuadra "orange". Las cosas no aca-baban de salirnos a nuestro gusto, y tal parecfa como si la sombra del gigante americano pesara sobre nuestro ânimo. Hubimos de trabajar mucho y muy duramente, para que no se nos fuera el partido de las manos, y una y otra vez intentâbamos maçcar el "tempo" y el ritmo del juego, en tanto que los brasilenos pretendian lo mismo a su manera. Los primeros 30 minutes resultaron francamente duros, aûn admitiendo que nuestra salida fue brillante y huracanada por algo asi como seis o siete minutos, que se revelaron infructuo-sos por la serenidad, la fortaleza y el marcaje de los campeones, que acertaron a detener nuestro empuje. y que, aunque arrollados al principio, nos plantaron cara, y hallaban la ruta del veloz contraataque.

 Después de média hora de dificultades, despojados ya de todo ternor, sacudiéndonos el complejo de estar frente a los invencibles, les perdimos todo respeto a lo que, sin duda, son y signifïcan en la historia del fûtbol, y pudimos ir inclinando la balanza a nuestro favor. Un gol prestamente conseguido en el segundo tiempo (minute 50, Jairzinho entra en falta a Rijsbergen, la saca Neeskens sobre mi, que estaba en posiciôn de extremo derecho, galopo y centro por alto para que Neeskens se cuele como un rayo, y empalma fuerte y por alto) acentuo nuestras posibilidades, y oblige a los brasilenos a jugar mas abiertos en busca de goles. A ellos no podia bastarles un empâte, y por lo menos necesitaban dos goles para vencernos. A partir de este momento logramos imponer nuestro sistema de juego, en tanto que ellos se veian forzados a luchar con desespero contra el reloj, lo que nos daba mayor tranquilidad.
Nuestro gol les hizo perder los nervios, ya que que-nan estar a toda costa en la final. Se endurecio la pugna hasta alcanzar momentos de gran violencia. Todo ello es comprensible y discutable, dadas las circunstancias. Pero cuando ellos entraban fuerte, nos-otros aceptâbamos con igual fuerza. Tenemos un equi-po que puede hacerlo todo : aceptar, y dar. Precisamen-te por contar con jugadores capaces de dar y aceptar, pudimos ganar este partido y soportar perfectamente el segundo cuarto de hora del segundo tiempo, que fue hasta demasiado duro.
 A los 65 minutes, pude empalmar con la derecha, muy raso y muy cerca, un tiro imparable que puso el marcador en el 2-0 définitive.
Y Paulo César Lima habi'a tenido una gran oportunidad, en el minute cuarenta, aunque este dato ya solo sea una pura anécdota, porque lo que importa es que ganamos a los Campeones del Mundo, y que no nos "arrugamos" ante su violencia innecesaria, aunque dis-culpable. Pero que en el fondo puso de mani fiesto la im-potencia, y la falta de talento creador de uno de los grandes derrotados en el WM 1974.
El segundo gol de Holanda acabo con el juego duro, con las entradas violentas, y con las ilusiones del "team" de Zagalo. Este declarana mas tarde : "Hemos caido ante un primera clase". Y en Rio de Janeiro, rubricando el fin de la "era Pelé", se celebraron mu-chos entierros simbolicos. Y una manifestacion de fanâticos enfurecidos atacô la casa del entrenador. Este fue el fin del imperio brasileno." (Traduction welcome...)




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Buts Neeskens (P-B, 501, Cruyff (P-B, 65')
Pays-Bas Jongbloed - Suurbier, Haan, Rijsbergen, Krol-Jansen, Neeskens, Van Hanegem - Rep, Crujff, Rensenbrink. Sélectionneur : Rinus Michels
Brésil Leao - Ze Maria, Luis Pereira, M. Marinho, F. Marinho - Paulo César, Carpigiani, Rivelino, Dirceu - Valdomiro, Jaïrzinho. Sélectionneur : Mario Zagallo

Dans le groupe 1, la place de la Hollande ne fut jamais réellement mise en doute. Supérieure au premier tour, elle se bonifia encore au point d'écraser totalement ses adversaires. Contre l'Argentine, Cruyff deux fois, Krol et Rep dominèrent autant que faire se peut et ce ne sont pas les trombes d'eau qui s'abattirent avec violence sur Gelsenkirchen entre la 64e et la 80e minute qui refroidirent l'enthousiasme des joueurs et... des supporters bata-ves, car au cours des trois matches de ce deuxième tour, les Hollandais allaient pratiquement jouer sur leur terrain, aussi bien à Gelsenkirchen qu'à Dortmund. Face à la R.D.A., la démonstration hollandaise fut moins spectaculaire. Il est vrai que le système défensif très rigoureux des Allemands de l'Est rendait plus difficile le déferlement des Hollandais. Mais c'est, quand même, sans difficulté que Johan Cruyff et ses hommes s'imposèrent. Deux buts d'écart seulement, ici, mais la note eut été plus sévère si Croy, le gardien de Zwickau n'avait réalisé des prodiges entre ses perches. Pour son cinquan.-tième match international, il était servi !
Il n'empêche que les Hollandais ne considéraient pas leur match contre le Brésil comme une formalité. Les champions du monde avaient en effet montré des progrès certains, aussi bien contre la R.D.A. que dans le "derby" sud-américain, contre l'Argentine. Mais, tout en confirmant un certain retour à la surface, ces victoires furent infiniment moins probantes que celles de la Hollande, et elles furent d'ailleurs acquises par le plus petit écart. La presse allemande lança alors .une campagne de dénigrement systématique qui n'était pas du meilleur aloi. On fit courir des bruits, largement répercutés par les journaux à sensation du pays, selon lesquels il y avait des mésententes autant que des orgies à Hiltrup, la retraite de l'équipe orange. Tout cela parce que, profitant de trois jours sans football, les dirigeants avaient autorisé un petit orchestre hollandais à égayer la soirée après la victoire sur la R.D.A. Mais il est vrai que l'un des entraîneurs-adjoints, Cor Vander Hart, avait été poliment prié de quitter la délégation. Officiellement, engagé par le Standard de Liège, il était en fin de contrat, mais en fait, on lui reprochait surtout d'avoir un peu trop forcé sur le cognac !
Du côté brésilien aussi, on avait quelque peu relâché la discipline, et c'est ainsi qu'à Hanovre, au lendemain du match victorieux contre l'Allemagne de l'Est, je fus d'autant plus surpris de voir, à la table voisine de la mienne, dans un restaurant du centre de la ville, Paulo César, Marinho, Jai'rzinho et Rivelino, nouant gentiment la discussion avec ceux qui le désiraient, alors que, le matin même, nous avions dû franchir un nombre incalculable de contrôles pour avoir droit, dans l'antre de la délégation brésilienne, à la traditionnelle conférence de presse au cours de laquelle Mario Zagalo débitait les quelques banalités d'usage.
Cette explication entre la Hollande et le Brésil ne fut cependant qu'un match de routine pour les Hollandais qui n'eurent qu'à paraître pour triompher. Une nouvelle et impressionnante démonstration de football moderne où tout, la classe, l'énergie, la santé, la tactique, respirait le football de rêve, un football de rêve un peu terni, hélas, par la perte de contrôle totale des nerfs dont firent preuve les Brésiliens au cours du dernier quart d'heure. Cet excès de violence était d'autant plus bête qu'inutile, et l'exclusion de l'excellent Luis Pereira bien méritée.
Oui, c'est en super-favoris que Rinus Michels et ses troupes pouvaient prendre le chemin de Munich et je comprends partiellement ces 35.000 supporters hollandais qui, avant de regagner leur patrie, à une portée d'arquebuse de Dortmund, auraient donné n'importe quoi pour obtenir une place pour la finale. Ce jour-là, dans l'euphorie du moment, j'ai vu des supporters tout d'orange vêtus, proposer jusqu'à trente fois le prix du billet d'entrée pour le choc du 7 juillet !




Tuesday, April 19, 2011

World Cup 2002 Brasil Germany

Final
30 June 2002
International Stadium Yokohama,

Attendance: 69,029.
Referee: Pierluigi Collina

 Cafu, capitaine Auriverde, vient de soulever la coupe du monde, cinquième étoile d'un Brésil intouchable. Sous les confettis, il descend de son piédestal pour offir le Graal à ses partenaires. Mais avant, de ses yeux ronds, il cherche, «le» cherche «Le» trouve. Alors, le stade se tait, parcouru d'un invraisemblable frisson. Lentement, Ronaldo s'avance. Ses doigts se tendent et saisissent ce trophée doré de 4,97 kilos, objet de toutes ses convoitises, symbole de sa foi, de son courage. Ses dents brillent à la face du monde et les spectateurs de cette renaissance lui donnent une rare ovation.

Déclaré «perdu» pour le foot par beaucoup trois mois plus tôt, victime d'une énième blessure, Ronaldo a réussi son incroyable pari: jouer et gagner la Coupe du monde. Mieux, il en a été le plus beau joyau. En un mois, il est redevenu ce génie félin et efficace qui dominait le football quatre années auparavant... Quatre longues années de galères, ou presque, faites de blessures, terribles, d'opérations, de rééducations, d'absences, de doutes... Mais habité d'une confiance inébranlable, il a toujours cru en ces jours heureux.
Et Dietmar Hamann, le milieu allemand, tergiverse. Alors, Dieu surgit. Et Dieu punit, quand Oliver «King-Kahn», gardien allemand talentueux mais présomptueux, relâche le ballon. «Ronnie», déjà auteur du but pour la finale contre la Turquie en demi, court, inar-rêtable. Il sprinte. Vers la gloire, vers la revanche, la joie suprême d'un septième but pour Corée-Japon 2002. Il marque. Et, insatiable, il recommence douze minutes plus tard et inscrit son douzième but mondial (4 en 1998, 8 en 2002), pour rejoindre, au panthéon du ballon rond, un autre roi, une autre légende de la Seleçao, Pelé. Oui, Ronaldo, auteur de deux buts en finale de Coupe du monde, comme Zizou en 1998, e?: Devenu parmi les siens, tout là-haut, au milieu des géants du foot, des «Onze d'or». Avant ce Mondial, il n'y a rien, ou si peu de foot. Avec L'inter, on pense à une apparition contre le Feyenoord en demi-finale retour de la Coupe de l'UEFA (2-2) et puis à un petit doublé contre... Brescia, qui offre une victoire à son club, encore leader de la Série A. On se souvient aussi de ses larmes lors de la dernière journée italienne, quand les Nerazzurri laissent filer le Scudetto. On revoit enfin ses quarante-cinq minutes de souffrance sous le maillot auriverde, le 27 mars 2002, pour son vrai retour sur les terrains, celui  annonciateur d'un été  enchanteur.


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Germany: Kahn, Linke, Ramelow, Metzelder, Frings, Schneider,Jeremies (Asamoah 77), Hamann, Bode (Ziege 84), Neuville,Klose (Bierhoff 73).
Brazil: Marcos, Edmilson, Lucio, Roque Junior, Cafu, Kleberson,Gilberto, Carlos, Ronaldinho (Juninho Paulista 85), Rivaldo,Ronaldo (Denilson 90).